Partir si il le faut

J'aime ces gens qui ont de l'ambition pour leur esprit et pour leur corps, parfois du coup pour les deux. Partir en Angleterre où l'air est plus sain pour monter son entreprise. Partir en Hongrie, en Tunisie ou au Brésil pour se refaire les dents, le nez ou les fesses. Le projet, voila un mot philosophique, voila un mot sartrien, qui peut désigner pour nous cette capacité de l'individu à sortir de ce tient-lieu de vie qu'est l'habitude et qui est une conquête contre le temps qui passe.
Au fond ce que j'aime bien dans l'idée du projet, c'est en quelque sorte la manière par laquelle l'individu se fait artiste de sa vie. Il tâche de créer quelque chose, sans attendre les événements, en donnant de la chair à sa vie professionnelle-c'est l'exemple de l'Angleterre où les sociétés sont plus faciles à monter, et c'est l'exemple du tourisme médical qui n'est rien d'autre qu'une solution pratique pour profiter des effets bénéfiques de certaines médecines sans débourser trop d'argent.
Il y a dans ces deux démarches à la fois une décision de vie forte et un pragmatisme admirable dont on peut faire montre dans la vie de tous les jours avec cette sorte de courage qui est tout entier dans le refus de l'abandon et qui s'appelle le système D, le bricolage. Il y aurait tant de choses à dire là-dessus, je me propose de le faire. 

 

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